8 avril 2026Depuis le début de l’année, les Etats-Unis affichent de nouveau leur obsession guerrière, symbole de la crise d’hégémonie de la première puissance mondiale. Avec les bombardements du Venezuela et la séquestration de Nicolas Maduro, le 3 janvier, ils cherchent à réaffirmer violemment le contrôle économique et géopolitique de leur “arrière-cour” latinoaméricaine.
Ces dernières semaines, l’attaque contre l’Iran aux côtés d’Israël montre, une fois de plus, un droit international et la souveraineté des peuples bafoués au profit de la loi du plus fort, ceci dans la continuité du génocide perpétré à Gaza. Le gouvernement états-unien menace désormais également Kalaallit Nunaat (Groenland), déjà colonisé par le Danemark, ou encore très fortement Cuba.
Depuis 1823, les États-Unis avaient proclamé “l’Amérique aux Américains” avec la doctrine Monroe. Celle-ci a muté en interventionnisme agressif tout au long du XXème siècle, en même temps que se consolidaient le capitalisme et l’expansionnisme yankee. La volonté de dominer à nouveau “l’hemisphère occidental”, la recherche de matières premières (comme le pétrole), la rivalité aec le Chine, le souci d’appuyer les extrême-droites et gouvernements réactionnaires latino-américains sont la marque de fabrique du second gouvernement Trump. La tournure fascisante de celui-ci, le suprémacisme blanc ou les violences de l’ICE contre les populations migrantes montrent d’ailleurs comment le militarisme impérial est aussi présent sur le sol états-unien.
Face aux guerres impérialistes, la jeunesse doit se mobiliser dans une perspective solidaire, offensive et internationaliste ! Ce 14 avril, les Jeunesses Anticapitalistes organisent une rencontre-débat autour de ces enjeux au Venezuela, à Cuba et dans toute l’Amérique latine, avec l’historien Franck Gaudichaud (membre de la rédaction de la revue en ligne Contretemps) et l’Union Étudiante de Toulouse.